Articles de Vinciane

Crazy Nike nous montre ce qu’une folle peut faire !

En écho à la vidéo diffusée il y a 5 mois invitant les hommes (surtout) et les femmes à faire des rêves « fous » (« dream crazy »), la marque à la virgule nous sert une 2ème version qui adresse et valorise spécifiquement les femmes.

En reprenant son discours sur la « folie » qui amène à la victoire, la marque d’accessoires de sport nous vante toujours les mérites de l’ambition, de la volonté, de la réussite. Cette fois c’est aux sportives qu’elle s’adresse, en reprenant ce mot si couramment utilisé pour les décrire : « folle », « crazy ».

Elles sont « dramatiques » quand elles pleurent, « idiotes » de vouloir jouer contre des hommes, « délirantes » si elles veulent l’égalité, « détraquées » quand elles se battent pour quelque chose, « suspectes » quand elles réussissent, « hystériques », « irrationnelles » ou « folles »
quand elles sont en colère.

Si vous n’avez jamais entendu dire de vous que vous êtes folle quand vous avez exprimé votre objectif, c’est que vous n’êtes pas une femme. Et ce terme est le reflet d’une stratégie de décrédibilisation qui est loin de viser uniquement les sportives. Les femmes sont régulièrement renvoyées à leurs émotions débordantes ou à leur incapacité de prendre conscience de l’ampleur de la tâche qui les attends, que ce soit pour bricoler, faire de la politique ou rayonner dans la société. Ou elles sont suspectes de ne pas être de « vraies » femmes, comme lorsque leur victoire olympique leur est retirée.


Si l’on vous dit que vous êtes folle, parfait.

Montrez-leur ce qu’une folle peut faire !

La marque montre dans cette pub qu’une femme qui coure un marathon est traitée de « folle », une femme qui boxe, qui dunke, qui coache une équipe de la NBA, qui concourt avec un voile, révolutionne son sport ou réalise un double cork 1080, qui gagne 23 grands schlem, donne naisssance à un enfant et revient encore plus forte… cette femme est « folle, folle, folle, folle et folle »…

Déconstruire le discours de supériorité des uns sur les autres est une réponse nécessaire pour toucher une clientèle diverse, aux origines, ambitions et cultures variées. Les femmes sont aussi dans le viseur de Nike et il serait dommage de laisser cette part de marché à d’autres. D’autant que la pratique du sport par les femmes est en pleine expansion, loin des clichés de la danseuse ou adepte de yoga en justaucorps mauve. La marque internationale et leadeuse sur le marché l’a bien compris.

Si je suis prête à parier qu’elle répond aux réactions suscitées par sa vidéo précédente, je constate qu’elle sait écouter sa clientèle. Elle fait l’effort de lui parler au plus près de ses attentes.

Pour tenir compte des femmes dans son approche, la marque

  • observe les évolutions des pratiques sportives de sa cible : les femmes jouent au basket, au tennis, courent, nagent, escriment…
  • écoute les valeurs portées par sa cible : ouverture d’esprit, diversité, respect
  • s’adresse aux femmes sans les prendre pour des quiches.

Comme quoi c’est possible.
Je suis curieuse de savoir quel impact financier cette pub aura sur les ventes de Nike auprès des femmes.

Et vous vous faites comment pour adresser l’ensemble de votre cible sans clichés ?

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manuel de grammaire non sexiste et inclusive, de Suzanne Zaccour et Michaël Lessard

Manuel de grammaire non sexiste et inclusive

de Suzanne Zaccour et Michaël Lessard

Cette fiche de lecture est la première d’une série pour vous aider à identifier les bons outils d’un langage ouvert, d’une « écriture inclusive », d’un langage sans sexisme. Ces lignes sont le reflet de notre compréhension de l’ouvrage et n’engagent que nous.

Savez-vous que la masculinisation de la langue française, a été mise en œuvre à partir du XVIIème siècle pour des raisons idéologiques et politiques, aussi bien dans le vocabulaire que dans la grammaire ?

Voilà comment les femmes ont été dépossédées du pouvoir de se dire et de se décrire : effacement de féminins désignant des professions considérées comme nobles, transformation des noms de métiers en termes génériques, accords au masculin (« le masculin l’emporte sur le féminin »).

Au XXème et au XXIème siècle les membres de l’Académie française continuent de soutenir que le masculin est « neutre », que les noms de métiers au masculins (avocat, banquier, facteur…) et que les accords au masculin sont « plus courts », « clairs », « naturels », tandis que le féminin « sonne mal, « alourdit le texte », « exclut les hommes ». Alors que dans le même temps l’Office québécois de la langue française (OQLF) promeut l’emploi épicène* et diverses expérimentations pour faire entendre le féminin.

Pourquoi est-ce si important de réintroduire du féminin dans la langue ?

Tout d’abord parce que les mots fabriquent les représentations : si l’on dit à des élèves des deux sexes : « Quelles études doit–on poursuivre pour devenir avocat ? », on construit la représentation que le métier d’avocat est réservé aux hommes. Non seulement cela a une influence sur l’orientation professionnelle, mais cela crée aussi des stéréotypes sur des compétences qui seraient propres aux femmes ou aux hommes. D’autre part, si l’on n’entend pas la marque du féminin dans la langue, c’est comme si les femmes n’existaient pas.

Déconstruction des mythes

Suzanne Zaccour et Michaël Lessard réfutent donc les arguments et déconstruisent les mythes qui s’opposent à la féminisation de la langue française : « lourdeur », « sonorités discordantes », « confusion »… Quand les opposants au langage inclusif prétendent que « le masculin générique n’a rien à voir avec le patriarcat », ils répondent par un argument d’ordre historique : les femmes ont été chassées d’activités qui leur donnaient une place importante dans la société ; et par un argument d’ordre symbolique : dans le langage actuel écrit et oral la femme est représentée comme une exception.

Pratique d’un langage non excluant

Dans la plus grande partie de l’ouvrage l’autrice et l’auteur proposent des usages lexicaux et syntaxiques pour les noms, adjectifs, pronoms, déterminants et verbes qui permettent de faire exister davantage le féminin dans la langue : graphie tronquée, emploi de doublets, rédaction épicène, accord de proximité, néologisme… Ces propositions sont chaque fois analysées en fonction de leurs avantages et inconvénients, suivant les critères suivants: clarté et cohérence, inclusion d’un genre non binaire, faire entendre le féminin à l’oral («féminin ostentatoire »), réhabilitation des femmes.

Il n’existe pas une solution unique pour chaque discours, oral ou écrit, mais plusieurs, qui sont éventuellement à combiner, en fonction des discours.

Exemple d’écriture non excluante
La version au masculin dit neutre = « Les greffiers reçoivent les actes de procédure entre 8h30 et 16h30 » peut être transformée en :

  • « Les greffiers.ères reçoivent les actes de procédure entre 8h30 et 16h30 »
  • « les greffières et les greffiers reçoivent les actes de procédure entre 8h30 et 16h30 »
  • Le personnel du greffe reçoit les actes de procédure entre 8h30 et 16h30 »

Cet article a été rédigé par Marie-France de la Selle,
professeuse de Lettres et formatrice en éducation à la sexualité.

*Epicène : non marqué du point de vue du genre, employé au masculin et au féminin sans variation de forme. Ex : une maire/un maire.

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Nikon tweet pour le D850 : 32 photographes, 1 seule caméra... 32 hommes, 0 femme

Nikon D850, un stéréotype dans le viseur

campagne nikon d850 avec 0 femme photographe

Campagne badbuzz pour Nikon D850 : 32 photographes, 1 caméra, 0 femme

Nikon mobilise sa communauté autour de la sortie d’un nouveau produit, bravo ! En tant que photographe, amatrice certes, je suis sensible à ce type d’offre. Quelle surprise de constater que mes copines photographes professionnelles sont absentes de la photo !!

En lisant l’article publié par les Nouvelles News, je m’interroge sur la nature de la communauté Nikon en question. Notamment lorsque Nikon explique (a posteriori) pourquoi sur 32 photographes, 32 sont des hommes : les femmes (les « females » en anglais) photographes n’étaient pas disponibles ce jour là.

Quelle est la cible de Nikon ?

Pas besoin de chercher beaucoup pour comprendre que les photographes mis en avant sur la photo promo sont déjà référencés par Nikon, qu’ils ont tous une page dédié. Logiquement, si Nikon a déjà des profils de photographes femmes sous la main, il suffit donc de les ajouter à la campagne. Ma question est : y a t’il des femmes dans la communauté Nikon dont la fiche était déjà prête à publier ? Ou la marque au viseur ignore-t’elle une partie de sa cible ?
Volontairement ? ce serait du sexisme (oh non…).
Involontairement ? Dommage. L’impact marketing est vraiment décalé de celui escompté. Parce que les femmes ne s’y retrouvent pas, parce que les hommes aussi sont sensibles à ce déséquilibre.
Reprendre la réflexion à la source pourrait permettre d’identifier « pourquoi » les femmes photographes sont absentes de cette campagne. Pour ça, utiliser le filtre du genre en amont est indispensable !

Et vous : avez-vous l’assurance d’éviter les stéréotypes de genre dans vos campagnes marketing ? Si vous avez un doute, contactez-nous !

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Simone Veil s'est engagée 40 ans en politique, en France et en Europe

Simone VEIL… la leçon de patience et la défense des droits humains

Il faut 40 ans pour voir le fruit des actions sur le genre. Simone Veil nous l’a courageusement appris.

Simone VEIL a été :
1975 Simone VEIL est ministre de la santé : elle défend et construit le droit à la contraception, puis à l’IVG
1979 Simone VEIL devient la première personne à la présidence de L’Europe : elle construit l’Europe dans le respect et le pardon
1998-2007 Simone VEIL siège au Conseil Constitutionnel de la France : elle construit le droit des plus faibles
2017 Simone VEIL a toute sa vie milité pour la construction de la paix entre les humains. La société se lève pour l’introniser au Panthéon, elle y sera la 5e femme, la première a y entrer en tant que Grande Femme, accompagnée de son époux.
Il faut du temps pour que la grandeur d’une personne se révèle au grand public.
Il faut du temps pour que les engagements politiques des femmes amènent d’autres femmes en politique.
Faire « entrer » Simone VEIL au Panthéon, C’est considérer qu’un homme vaut autant qu’une femme tant que ses actions sont de grande valeur. C’est inventer l’expression « les Grandes Femmes », c’est dire implicitement aux femmes et aux hommes que les femmes ont toute leur place en politique, c’est créer les conditions favorables pour inspirer d’autres femmes à s’engager, à entrer dans la lumière pour contribuer à l’évolution constante notre société.

Merci Simone VEIL. Merci à toutes les femmes et tous les hommes qui s’engagent pour les droits de chaque humain.

Le parlement Européen rend hommage à Simone VEIL

Simone VEIL s’exprime sur la politique et les droits des femmes en 1995, 20 ans après la loi

Cet article est inspiré par l’article des Nouvelles News http://www.lesnouvellesnews.fr/femme-engagee-et-admirable-simone-veil-au-pantheon-des-hommages/

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C'est l'barbecue entre ami.es : un peu d'huile sur le feu ?

Barbecue entre ami.es, un peu d’égalité sur le feu ?

Pas facile tous les jours de travailler sur la question du genre. Même le dimanche, autour du barbecue entre ami.es.
D’abord, c’est quoi le “genre” ?
ça sert à quoi dans la vie de tous les jours ? dans l’entreprise ? dans le business ?
On a d’autres priorités, des trucs urgents et super importants à faire parce qu’il faut faire rentrer du cash dans la boite. Et puis, on y comprend rien…

Chaud, chaud, le barbecue entre ami.es !

“Le genre, tu veux dire l’égalité entre les hommes et les femmes, c’est ça ?
Mouais. Et tu dis que tu travailles, tu fais quoi au juste. Ah. Et tu as des clients ? de la « clientèle », ah oui pardon. Tu fais quoi pour ces entreprises ? des ateliers sur les stéréotypes dans le marketing… ça existe, ça ?!
Bon de toutes façon, l’égalité, faut quand même avouer que c’est n’importe quoi ! On n’est pas pareil, c’est tout, c’est comme ça. Oui, l’égalité des droits, je comprends bien, mais tu vois, moi je suis un homme alors le droit à l’IVG, je ne l’aurai jamais et je m’en fous. Je ne m’en servirai jamais de ce droit là. Le droit à la vasectomie, tu t’en fous toi ! Alors faut pas me dire que l’égalité des droit c’est possible. C’est n’importe quoi. Et bien, oui les femmes font des enfants, cela perturbe leur carrière alors c’est normal que les entreprises les payent moins ; vu qu’elles vont s’occuper des enfants, elles seront moins disponibles pour le boulot. Et pis c’est tout.
Oui, ok “ à compétences égales” : t’es sûre qu’elle a des compétences égales ? comment tu le prouves ? Parce que si nos corps sont différents, nos sexes sont différents, alors qu’est-ce qui me prouve que nos cerveaux ne sont pas aussi différents ? Attention, je ne parle pas de toi, ni de ma chérie, vous êtes très intelligentes toutes les deux. Mais n’empêche, moi je crois qu’on pense pas pareil et il doit bien y avoir une raison. Franchement quand mon assistante a eu son premier, elle a complètement changé. Et je ne te parle pas de la galère du remplacement pour le congés maternité. Si je pouvais, je prendrai un mec, mais ils sont moins bon en secrétariat.
Tu veux une saucisse ou une merguez ?”

Après ce barbecue entre ami.es, je prendrai bien une heure de méditation et deux de yoga, le temps de me reconnecter à ma valeur intrinsèque. Vivement lundi, je pourrai travailler sur le marketing de genre et continuer à changer le monde façon colibri.

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ubiquité pour management photo hedge

Qui est Vinciane Mouronvalle Chareille ?

Je suis uniQ en mon genre.

Pour une vision poétique, lisez plutôt cet article.

Pour une vision « parcours professionnel de Vinciane Mouronvalle Chareille, balablabla », lisez la suite.

J’ai toujours été communicante. Je l’ai compris à 40 ans.
J’ai toujours été féministe. ça je l’ai compris à l’âge de 10 ans. Lors d’un jeu de bagarre avec 2 de mes frères, mon frère gagne et s’écrit « vainqueur » ! Puis je gagne la bataille et m’écris « … euh… VAINCRICE ! ». Je suis envahie par une sensation étrange, je me rends compte que je suis à l’étroit dans les mots pour me désigner.

Cet instant est gravé : je me rends compte petit à petit que, sans aucune hostilité, mon environnement est un carcan doré pour la fille que je suis.
Je continue néanmoins ma vie, passe un bac littéraire parce que je suis nulle en maths malgré un père prof de maths, puis fais mes études à Grenoble à l’université Stendhal en Lettres et Communication.
Tout m’intéresse, je papillonne. Je suis l’une des rares personnes en Lettres à suivre l’option informatique. Mes plus belles heures numériques se logent dans ces séances de découverte de l’ordinateur personnel : démarrer en ligne de commande MSDOS + disquettes = 45 minutes / écrire dans Work, ne jamais pouvoir utiliser ce travail / éteindre 45 minutes. Wouaou. En tant que littéraire, je n’applique jamais ces connaissances dans mon quotidien. Je suis en dehors de la catégorie « informatique ».
Je cherche du boulot dans la comm dans les années 90, autant dire que le marché est déjà saturé, et notamment par les femmes. Je galère de CDD en CDD, chez France Télécom (l’ancêtre d’Orange) et ailleurs.

Parcours de femme sur les chemins buissonniers

A 23 ans, j’ai le bonheur de devenir maman. Ma fille est la plus belle du monde, et je viens de me prendre les pieds dans le tapis de ma carrière professionnelle pas encore vraiment commencée. Je mettrai 15 ans à monter une à une les marches de l’escalier (pas d’ascenseur dans mon cas). Pendant cette période, je cherche sans cesse l’équilibre entre vie privée de mère femme seule avec enfant et vie professionnelle de jeune femme diplômée sous employée. Je progresse néanmoins, toujours le nez au vent, et me forme à de nombreux métiers de « petites mains » dont je deviens chaque fois rapidement la responsable. J’aime apprendre, j’aime manager (sans avoir appris) : conseil téléphonique en vente par correspondance (avant le e-commerce), accueil et hébergement dans l’hôtellerie de luxe à Evian, gestion des petites annonces (c’était avant le Bon Coin) et rédaction de supplément thématique dans la presse hebdomadaire régionale. Ce fut une merveilleuse école du service auprès de la clientèle, tous secteurs confondus.

Une reconversion au numérique ?

Vers 30 ans, comme tout le monde je change de siècle et mon univers professionnel aussi : le web 2.0, les réseaux sociaux, le webmarketing… je me suis convertie au numérique en suivant les évolutions de mon métier et retrouvant mon intérêt de jeunesse pour l’informatique (voir la vidéo de mon témoignage à partir de la 30e minutes). C’était normal pour moi. Je prends un poste de chargée de communication des affaires culturelles dans le public. Durant 6 ans, je travaille sur de nombreux projets, des expositions beaux-arts ou art contemporain, des fouilles archéologiques, des programmes de spectacle vivant ou cinéma, des réseaux de professionnels sur tout le territoire, des projets européens. J’explose le périmètre de mon poste, devient ‘dircom’ sous l’étiquette « responsable ». Je suis passionnée, travaille 10 heures par jour et toujours en CDD parce que pas fonctionnaire. A 38 ans, je constate que ma carrière est bloquée, qu’il m’est impossible de valoriser mon expérience du public dans le privé (beurk) et que j’ai touché le plafond de verre.
Je prends conscience alors que la question de la place des femmes et des hommes dans notre société est vraiment très importante pour moi et cherche à me faire financer une formation sur les questions de genre. Dans le public, pas de CIF. Je passe.

D’intrapreneuse à entrepreneuse

Inspirée par l’homme qui m’accompagne (déjà) depuis plusieurs années, entrepreneur depuis tout petit, j’ai envie de créer mon propre chemin et me lance dans l’aventure entrepreneuriale. Active et cycliste urbaine, je choisi de créer The Place to Bike, dédié aux vêtements techniques au look urbain pour les cyclistes en ville. En mode « from scratch » je fais tout dans ma startup : développeuse du site web, rédactrice pour le blog, cheffe de projet pour le site ecommerce, chercheuse le business model, acheteuse auprès des fournisseurs, marketeuse web, relations presse, réseauteuse, coworkeuse… Je choisi d’être accompagnée par l’incubateur Rhône Alpes Pionnières (devenu depuis les Premières AURA), puis accélérée par Boost in Lyon. J’apprends des milliers de choses à cette période, et toutes me servent aujourd’hui. Je constate que les équipes des startups autour de moi ont une analyse de leur marché qui fait l’impasse de la question du genre, et qu’elles se coupent parfois l’herbe sous le pied.
Après avoir tourné l’équation de The Place to Bike dans tous les sens, je prends conscience que ce projet nécessite énormément d’investissements financiers, et que le marché est encore trop immature pour que je tienne dans la durée. « Choisir c’est renoncer », et courageusement, je choisi de mettre fin à cette aventure.

Entrepreneuse je suis, entrepreneuse je reste.

J’effectue alors un pivot à 360° et m’interroge sur ce que je veux/peux faire, mais surtout ce qui m’anime au point que j’ai envie d’y dépenser de l’énergie.
Suivant le principe de base de l’effectuation « si tu as des citrons, fais de la limonade », j’identifie les ingrédients de mon cocktail : le marketing, la communication, avec un zest de genre.
Je crée l’agence uniQ en son genre pour faire entrer la question du genre dans les entreprises par la porte du marketing.
Sur ma carte de visite, je m’annonce :

  • supercommunicante parce que pour moi tout est communication, avec mes lunettes intégrées qui voient tous les stéréotypes de genre.
  • business humaniste parce que j’ai la conviction que l’on peut faire des affaires, beaucoup d’affaires, tout en respectant l’humain.

Je suis uniQ en son genre

Aujourd’hui je sais que je suis touche à tout, que mon métier n’a pas de nom, sauf le mien. Je sais que Vinciane vient de l’italien donc du latin « vincere » qui signifie vaincre et la boucle est bouclée.
Je suis de la génération Y (prononcez « why ») avant l’heure.
J’ai repris mes études en intégrant le Master Egales de l’université Lyon 2 en formation continue pour étayer mon intuition professionnelle confirmée par Unilever dans le cadre de mes recherches en indépendante sur le marketing de genre. Je rédige un livre sur le sujet.

J’utilise tous mes potentiels avec l’agilité managériale, le design thinking, l’effectuation, j’apprends et crée constamment.
Je suis engagée dans les associations qui agissent sur la place des femmes dans l’économie, le Réseau économique féminin, et celle des femmes dans les métiers du numérique, le collectif LDigital.
J’ai rassemblé quelques femmes dans les métiers du marketing, et nous créons une association d’empowerment dans ce secteur professionnel.
J’interviens en tant que formatrice dans des écoles pour transmettre aux jeunes cerveaux ma passion pour la communication et l’humanisme responsable, en activant le neurone du genre.

Je témoigne sur cette nouvelle approche du genre dans le marketing lors de salons, de conférences professionnelles.
J’accompagne l’arrivée à Lyon du 1er salon de la reconversion Profession’L des femmes.
J’accompagne et forme les équipes des entreprises / agences marketing sur le marketing de genre.

  • Je les aide à prendre conscience, grâce à ce filtre d’analyse, qu’elles ont créé des zones d’ombre sur leur marché.
  • Je les forme aux notions de stéréotypes en workshop, j’identifie avec elles les améliorations à apporter dans leur processus de production.

Si vous avez lu jusqu’ici, je vous félicite. Si vous voulez échanger avec moi, c’est par ici.

PS : merci à Hedge, photographe professionnel et artiste, pour ce moment très sympa lors de cette prise de vue délirante réalisée pour le magazine Management en octobre 2015.

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relooking d un poster de la marque skol en destereotypant la représentation d'une femme

Skol Reposter ou comment la marque de bière supprime les stéréotypes

Avant le marketing était construit sur des principes qui datent aujourd’hui. Par exemple, pour vendre de la bière, les marketeurs (des hommes) partaient de deux idées reçues :
« La bière, c’est pour les hommes (les vrais, les durs) ! »
« Les hommes achètent quand ils voient une femme nue »
Alors forcément, la campagne de pub de la bière était construite sur des pubs avec des femmes « à poil » qui « attiraient » les clients.

Aujourd’hui, il se trouve que le monde a changé :
– les femmes boivent de la bière (avant aussi mais personne ne l’avait remarqué!)
– les femmes ne sont pas forcément « attirées » par les pubs avec des femmes nues pour vendre de la bière.
– les femmes tiquent devant les pubs sexistes (voir l’étude Unilever)
– les hommes (aussi) tiquent devant les pubs sexistes.

Alors on trouve des phénomènes de nettoyage des stéréotypes ou du sexisme dans les pubs, et ce que fait la marque brésilienne Skol (merci à graphiline pour cette pépite). Depuis plusieurs années elle a tenté de diffuser des pubs respectueuses des femmes, mais ses vieilles casseroles trainent encore sur le net… Skol cherche à nettoyer la toile en « relookant » les vieux posters et sollicitant sa communauté pour lui indiquer où se trouvent les casseroles.

Bien sûr, pour initier une telle démarche, il est nécessaire que l’équipe marketing (dont 90% de femmes aujourd’hui) se rendent compte qu’elle vend de la bière non plus à des hommes mais à des personnes qui boivent de la bière. C’est un changement de point de vue de base en marketing, et pourtant pas si courant que ça.
Et puis, cette démarche prouve également que tout ce qui est publié sur le web a une durée de vie au-delà des décisions de la marque, et qu’il est parfois nécessaire de faire un peu de ménage pour faire évoluer son image durablement.
Belle idée, simple et efficace. Bravo Skol !
Un petit bonus ? juste pour le plaisir, le brésilien, le carnaval et la vie en pub sans stéréotype : c’est cadeau 😉

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la marque Audi valorise la capacité à gagner des filles

Comment Audi a osé le marketing de genre

Dans son dernier spot conçu pour être diffusé le 5 février prochain lors du SuperBowl, Audi invite les pères à s’adresser à leur fille « différemment ».

Audi envoie toujours du rêve aux hommes-35-50-ans-CSP+-cadres-dirigeants-qui-assurent, en les regardant tels qu’ils sont, pères de famille, pères d’une fille qui grandit et qui réussit ce qu’elle fait (et qui achètera peut-être aussi un jour une voiture). La marque aux anneaux s’engage pour l’égalité salariale femmes-hommes, et s’appuie sur cette valeur pour raconter une histoire positive à sa cible, une qui la fait toujours rêver d’être au volant de sa voiture.

D’autres marques ont osé. Promod a renoncé à l’image de femme-objet et repensé son book avec des images de femmes qui les respectent ; Unilever a testé sur ce changement de point de vue sur les marques Dove et Axe… et a décidé de généraliser la démarche à toutes ses marques.
Le marketing de genre est une solution puissante, pour les PME, les grands comptes… Entre nous soit dit : si Unilever et Audi y croient, c’est que ça vaut le coup d’essayer. Tout le monde y a droit, et je peux vous y amener.

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Les attitudes émergentes face à l'intelligence / "Emergent attitudes toward brilliance"

Les stéréotypes de genre intégrés dès 6 ans freinent votre business

Vous avez pu lire par ci par là des articles qui relayent l’étude publiée par le magazine Science qui valide scientifiquement le soupçon que nous avions de manière intuitive : les petites filles de 6 ans pensent déjà que l’intelligence se trouve plutôt chez les garçons.

J’avoue que je ne suis pas surprise, juste soulagée de pouvoir désormais m’appuyer sur ce fait acté par les voix scientifiques autorisées à s’exprimer.

Si les stéréotypes sont (effectivement) intégrés par les petites têtes dès 6ans, je m’interroge sur l’impact dans le reste de leur vie. Pas tant sur le plan éthique (que d’autres cerveaux pourront réfléchir bien mieux que moi), mais sur le plan qui m’intéresse ici : sous l’angle business…
Regardez votre offre bien droit dans les yeux ! Non pas celle que vous croyez faire, non, concentrez-vous pour analyser l’offre que vous faites en vrai, et surtout à qui et comment. (Pas facile, je sais. Je pourrai vous aider si vous voulez, avec la distance et mon superpouvoir.)

Par exemple vous vendez un magazine économique. Aujourd’hui votre clientèle est essentiellement masculine, hommes-35-50-ans-CSP+-cadres-dirigeants-qui-assurent.

Prenons le temps d’imaginer un autre monde.

Imaginez que, dès la prime enfance, les filles soient convaincues de leur intelligence.
Imaginer que vous vendez toujours votre magazine économique, et que les femmes-35-50-ans-CSP+-cadres-dirigeantes-qui-assurent l’achètent autant que les hommes. Que se passe-t’il ? Comment ? vous augmentez votre chiffre d’affaire ? incroyable.

Imaginez, quel que soit votre offre/produit que vous pouvez leur proposer une offre de produit/service que vous réservez habituellement aux hommes (qui eux considèrent déjà qu’ils sont intelligents) : que se passerait-il ? vous risqueriez de diversifier votre catalogue ? d’augmenter votre chiffre d’affaires ? aïe… c’est un gros risque.

Certaines marques osent.
Dans son dernier spot conçu pour être diffusé le 5 février prochain lors du SuperBowl, Audi invite les pères à s’adresser à leur fille « différemment ».

Audi envoie toujours du rêve aux hommes-35-50-ans-CSP+-cadres-dirigeants-qui-assurent, en les regardant tels qu’ils sont, pères de famille, pères d’une fille qui grandit et qui réussit ce qu’elle fait (et qui achètera peut-être aussi un jour une voiture). La marque aux anneaux s’engage pour l’égalité salariale femmes-hommes, et s’appuie sur cette valeur pour raconter une histoire positive à sa cible, une qui la fait toujours rêver d’être au volant de sa voiture.

D’autres marques ont osé. Promod a renoncé à l’image de femme-objet et repensé son book avec des images de femmes qui les respectent ; Unilever a testé sur ce changement de point de vue sur les marques Dove et Axe… et a décidé de généraliser la démarche à toutes ses marques.

Le marketing de genre est une solution puissante, pour les PME, les grands comptes… Utiliser un levier de performance aussi puissant est accessible à toutes les entreprise. Il faut savoir faire un pas de côté, éviter de surfer sur l’idée mainstream qui penche sacrément vers les produits bleus et les produits roses plus chers en croyant que c’est comme ça qu’on fait plus de chiffre… Oui, pour oser regarder sa cible autrement, il est nécessaire d’enlever ses œillères et appliquer une recette différente.
Entre nous soit dit : si Unilever et Audi y croient, c’est que ça vaut le coup d’essayer, et je peux vous aider.

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au Blend Web Mix, le marketing a-t’il un sexe ?

J’ai eu le plaisir de parler de sexe genre aux personnes dans le web lors d’une conférence lors du Blend 2016.

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