Héroïnes

Pour affronter la crise sanitaire actuelle, nos héros sont au front et sauvent des vies. Nous les en remercions, sincèrement.

Mais qui applaudissons-nous réellement chaque soir ? Nos héros ou nos héroïnes ?

entraineuse

Merci à elles !

Dès le début de la crise sanitaire, nous avons reçu un discours faisant l’apologie de la « guerre », celle incontournable qui enverrait au « front » les « vaillants soldats » pour lutter contre un « ennemi » qui nous veut du mal. Un monde daté qui repose toujours au 21ème siècle sur la guerre, la loi du plus fort, la puissance, la domination. Les fondements du patriarcat.

[Alerte : je rappelle que le virus est un être vivant dont le seul objectif est de vivre, dans le biotop qui lui convient, et il se trouve qu’en ce moment ce biotop ce sont les humains. A nous d’éviter le risque de notre incompatibilité mortelle avec lui. En temps de paix.]

Les héros de notre société sont en réalité aujourd’hui des femmes (comme nous le rappelle le Haut Conseil à l’Egalité ici). Elles portent une blouse blanche, un masque et une visière. Il n’est pas question de beauté, de fragilité et de passivité, ces stéréotypes esentialisant les femmes.

Ce sont des héroïnes, fortes, courageuses, puissantes et invisibles.

Une héroïne, des héroïnes

Nous devons dire les héroïnes, dire leur courage et construire le monde de maintenant avec elles.

Les métiers occupés par les femmes sont essentiels au bien-être de tous les individus et au bon fonctionnement de notre société. Nous devons les revaloriser.

Il est temps qu’être infirmière soit aussi valorisé que médecin. Qu’être Professeuse des Ecoles soient aussi reconnu que d’être dirigeant de startup, expert scientifique ou pompier. Il est temps que caissière et coiffeuse soient perçus comme « rôles indispensables » à une vie quotidienne de qualité.

Le langage ouvert manifeste une autre vision du monde d’aujourd’hui

Lorsque les femmes se sentiront plus valorisées dans ces métiers, elles pourront se déployer dans notre société. Construire le monde de demain est une action au présent. Le monde d’après est un leurre, celui des lendemains qui chantent. A quelle société souhaitons nous participer ?

Construire une charte du langage ouvert permettra de générer une culture commune en faveur de l’égalité dans la société et les entreprises.

Agissons immédiatement sur ce que nous avons déjà et manipulons chaque jour : le langage !