Comment impulser le langage ouvert dans son environnement professionnel ?

Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde”, dixit Gandhi. Si je veux que d’autres adoptent le langage ouvert, il faut que je montre moi-même l’exemple. Cela passe par utiliser le langage ouvert au quotidien, à l’oral lors d’interventions ou de discussions ; à l’écrit lors de la rédaction de mails, rapports, cours, communiqués… et dans les visuels si j’en ai l’occasion. Quand j’ai fait ça, c’est bien. Inviter les autres à faire de même, c’est encore mieux. Alors comment puis-je participer activement à impulser le langage ouvert pour changer le monde ?

Comment impulser le langage ouvert dans son environnement professionnel ?

Assumer sa posture dans la bienveillance

Impulser le langage ouvert permet de développer une communication égalitaire à l’écrit mais aussi à l’oral et dans les images. Savoir à qui l’on s’adresse, si genrer sa communication est pertinent, quels mots employer pour éviter les stéréotypes, diversifier les représentations de ses visuels… le langage ouvert nous aide à penser et réaliser un monde différent.

Cela peut se faire de manière “invisible” à l’écrit en utilisant les outils de l’écriture inclusive comme les mots englobants ou les double-flexions par exemple. Mais je peux aussi décider de l’afficher clairement, par exemple en précisant qu’un document est écrit en langage ouvert.

Quel que soit son choix pratique, il faut pouvoir assumer sa posture. Si je porte le langage en faveur de l’égalité c’est que j’ai une bonne raison de le faire. Certaines personnes seront peut-être interloquées, d’autres très curieuses. Je dois donc savoir expliquer aux autres ce qu’est le langage ouvert (avoir des données scientifiques d’études sur le langage peut être très utile, par exemple cette étude sur le masculin générique qui n’est en réalité pas neutre) et pourquoi je l’utilise personnellement.

La façon de présenter est importante aussi. Être dans le positif, dire « j’ai découvert que » plutôt que « manque, problème ».” Anne, membre de la communauté uniQ

Quand je discute de sujets comme l’égalité par le langage, il est essentiel de me protéger. C’est-à-dire que déconstruire des codes appris dès sa plus tendre enfance n’est facile pour personne. Cela prend du temps. Le cheminement pour arriver jusqu’au langage ouvert est avant tout personnel et intime. Il est possible que je rencontre des personnes réfractaires au sein de mon organisation. Et elles ont le droit. Si ça vous arrive, pensez à vous sécuriser. Si la discussion ne mène nulle part, inutile de gaspiller votre énergie : savoir comment apaiser un débat, voire choisir de partir, peut tout-à-fait être une solution.

Impulser le langage ouvert autour de soi

Si je veux voir des changements plus larges et pérennes au-delà de ma seule personne, je peux aborder le sujet au sein de mon organisation.

Il est essentiel de savoir Pourquoi je veux aborder la question. Tout comme il est important de conscientiser mes raisons personnelles à utiliser le langage ouvert, il faut que je sois apte à expliquer à d’autres les raisons qui me poussent à impulser des changements au sein de l’organisation. “Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement”… et se comprend d’autant mieux.

Pour impulser le langage ouvert dans mon organisation il faut savoir à Qui je m’adresse. Je dois donc repérer les personnes décisionnaires des changements à adopter : ressources humaines, service communication, direction… J’évite d’y aller seul·e : avec du soutien, c’est plus sûr ! Il faut donc que je repère parmi mes collègues les personnes qui sont favorables aux changements que j’aimerais impulser et qui pourraient appuyer ma démarche. A contrario, connaître les personnes réfractaires et leurs arguments peut m’aider à préparer des contre-arguments pour défendre ma position. Si vous avez besoin de certaines sources ou exemples pour déconstruire les idées reçues, lisez les autres articles de notre blog !

Une fois que je sais expliquer le “pourquoi” de ma démarche et à “qui” m’adresser, il ne me reste plus qu’à y aller ! Une demande d’entretien plus tard, je serai capable d’exposer les points de tension liés au langage ouvert que j’ai repérés, les changements précis que j’aimerais voir au sein de mon organisation et les moyens nécessaires pour faire évoluer les pratiques en interne.

Créer une culture collective 

Si vouloir impulser le langage ouvert au sein de sa structure est une bonne chose, il est néanmoins important de créer une culture collective liée au langage ouvert. Penser à intégrer les différents points de vue dans cette évolution est un bon moyen d’avancer ensemble sur la question de l’égalité en général et de l’égalité par le langage en particulier. 

Pour construire un socle commun je commence par suggérer de se faire accompagner par une expertise externe et qu’une ou plusieurs équipes soient formées au langage ouvert. Je propose l’organisation de conférences sur ces sujets, pour qu’un maximum de personnes puissent elles-mêmes déconstruire leurs préjugés. Une fois que l’organisation et le personnel partagent la notion de langage en faveur de l’égalité, il est temps de créer ensemble une charte du langage ouvert pour établir des normes propres à la structure.

A retenir : 

   👉 Je change mes pratiques personnelles

   👉 J’accepte que chaque personne avance à son rythme pour s’emparer du langage ouvert

   👉 J’identifie mes allié·es favorables à l’égalité par le langage

   👉 J’exprime auprès des personnes décisionnaires les changements que je veux impulser

Une chose est sûre : vous et les membres de votre organisation pouvez impulser le langage ouvert et avoir un réel impact dans votre environnement. Vous aurez toujours plus de force si vous portez cette volonté en collectif. Cela prend du temps mais avec les bons conseils c’est plus facile !

Alors si vous avez des questions, nous sommes là pour vous aider ! 

Morgane LE COQ

?php if ( function_exists( 'gtm4wp_the_gtm_tag' ) ) { gtm4wp_the_gtm_tag(); } ?